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NOS ARTISTES PLASTICIENS

NKOLO MINKO’O EVELYNE CAROLE

La scène des arts plastiques au Cameroun semble moins fournie en artiste du genre féminin. Force est cependant de constater qu’une belle cuvée de femmes artistes est en formation dans les différentes écoles supérieures en art du pays. Evelyne Carole Nkolo Minko’o est une jeune et talentueuse Artiste en fin de cycle master à l’institut des beaux-arts (IBA) de l’université de Douala à Nkongsamba. Inscrite au second cycle de l’IBA en muséologie et gestion du patrimoine, elle pratique de manière assidue le dessin et la peinture depuis l’institut de formation artistique (IFA) de Mbalmayo,unique établissement secondaire d’enseignement artistique de la sous-région Afrique centrale. Elle y a eu pour enseignant en peinture l’artiste plasticien Jean jacques Kanté qu’elle retrouvera au premier cycle de l’IBA à Nkongsamba.
Polyvalente, Carole Minko’o est dotée d’une grande aptitude dans le maniement des outils nécessaires à toute expression en arts plastiques et graphiques. Elle est auteure de motifs de pagnes et de logos d’une qualité graphique exceptionnelle. Très à l’aise le pinceau à la main, que ce soit pour la réalisation de toiles dans une écriture plastique réaliste ou abstraite. Elle excelle particulièrement dans la réalisation des paysages. Les espaces urbains dont elle affectionne la représentation sont des étendards du caractère insalubre de nos villes. La mauvaise gestion des ordures, les affichages sauvages et le désordre urbain sont les sujets de prédilection de ses peintures sur la thématique de la ville. Dans ses œuvres, les panneaux d’affichages de plus en plus nombreux dans nos cités ne sont pas des supports d’expression au service de la dictature de la politique de consommation dont nous sommes quotidiennement victime, mais plutôt d’efficaces supports de sensibilisation : Change your lives, recycling…
Talentueuse et studieuse, ayant la ferme volonté de toujours pousser plus loin ses limites, Carole Nkolo a intégré le corps enseignant de l’IBA de Nkongsamba où elle partage ses connaissances acquises en art avec les étudiants des années programmes (1ère et 2ème années). Malgré sa jeune carrière ses travaux figurent dans des collections privées en Occident à la faveur d’une exposition collective à la Jack belle Gallery en 2014. D’après Hervé YOUMBI (Artiste multimédia)

JUSTIN EBANDA EBANDA

Aujourd’hui il est étudiant en master II à l’Institut des Beaux-Arts de l’Université de Douala à Nkongsamba. Son parcours démontre tout l’intérêt qu’il porte au monde artistique car déjà, en 1999, il entre à l’Institut de Formation Artistique où il se forme en option peinture. Sa soif pour la formation ne s’arrête pas là car en 2003, il entre aussitôt à l’université de Yaoundé I pour une période d’un an et demi. Puis il s’installe à Douala en 2006, où rencontre plusieurs artistes et promoteurs culturels qui animent la vie artistique contemporaine. Il fait ainsi la connaissance de Catherine PITTET, qui, à son tour lui ouvre la porte à l’international à travers le Last Picture Shows (2006 ,2007 2008, 2009, 2010). Son écriture artistique commence à connaitre la maturité lors de son séjour à ARTBAKERY Bonendalè avec le feu GODDY LEYE. Tout de suite après le décès de celui-ci, il est accueilli par Hervé YOUMBI à qui il attribue le rôle de parrain de sa carrière et de son écriture artistique en ce moment. Son travail, métissé, s’est beaucoup enrichi par l’école des ateliers partant d’Aser KASH, GODDY LEYE, Justine GAGA, Antoine TCHOUMGA, KANTE Jean Jacques aujourd’hui celui d’Hervé YOUMBI.
Le concept de Justin EBANDA EBANDA tire son originalité dans le questionnement de la mémoire. La mémoire de l’histoire en générale et celle de l’Afrique en particulier. Il tente de portraiturer celle-ci à travers ces acteurs et évènements en donnant l’opportunité à chacun de discourir sur ‘’son vécu’’ et ‘’sur du vécu’’. Dans sa démarche, il essaye de naviguer dans les mémoires afin d’interroger les confidences poétiques les moins partagées. Ceci part du fait qu’il est en perpétuelle remise en question de sa personne, du passé et du présent. Pour lui, l’art est une sublime mission de l’homme, puisque il est l’exercice de la pensée, cherchant à comprendre le monde et à le faire comprendre.
La majorité de ses travaux sont en peinture et installation, actuellement il est en train d’expérimenter la photographie, la sculpture et la vidéo. Justin n’a pas peur d’attaquer un nouveau médium quel que soit sa nature (toile, bois, pierre) et sa dimension ; il n’hésite pas à s’exprimer sur des grandes surfaces. Sa peinture est caractérisée d’une richesse chromatique extraordinaire, et de formes mitoyenne de l’achevé et l’inachevé.

MARC NOUBISSI PADEU

En fin de cycle master à l’institut des beaux arts (IBA) de l’université de Douala à Nkongsamba, Marc Noubissi Padeu est un jeune artiste talentueux. Passionné par l’art depuis le lycée, il s’inscrira après l’obtention de son baccalauréat à l’IBA de Nkongsamba en filière arts plastiques et histoire de l’art. Padeu fera ses classes en option peinture sous la houlette des enseignants artistes jean jacques Kanté et Hervé Youmbi. D’un tempérament calme et un brin timide, Marc Padeu est un jeune homme travailleur et discipliné. Adepte du travail bien accompli, ses toiles sont faites de peinture appliquée en couches successives et fignolées. Elles sont impressionnantes tant par leur prouesse technique d’exécution que par leur subtil caractère conceptuel. Un savant mélange du conceptuel On kawara (Japon) et du portraitiste réaliste et post-moderne Barkley L. Hendricks (USA), deux grandes figures de la peinture contemporaine. Marc Padeu est un artiste engagé. Il avoue être interpelé par l’impact de la violence terroriste sur la société actuelle ainsi que par la représentation de l’héritage contemporaine du commerce triangulaire. Les sujets clés au moyen desquels il structure sa jeune démarche plastique. Il affectionne particulièrement la pratique du détournement ou du clin d’œil. A travers ses dernières œuvres, il magnifie la « fierté noire » à l’image de ses ainées, l’Africain-Américain Kehinde Wiley et le Congolais J.P Mika dont il admire les travaux et pour lesquels il a beaucoup d’estime.
« QI SOUP CANS », sa toute récente série de toiles préfigure des boites de conserve inspirées des fameuses Campbell Soup du pape du pop art Andy Warhol. Ces œuvres célèbres le Quotient Intellectuel (QI) des grandes figures du Cameroun. Il s’agit des personnes qui jouissent d’une reconnaissance mondiale certaine dans leur secteur d’activité. Des professionnels du secteur de l’art, du sport, de la science…que Marc Padeu présente comme des produits de choix au service de l’enchantement du monde.